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Le projet d’amélioration du mécénat
en France se compose de trois éléments
:
la loi relative au mécénat, aux
associations et aux fondations.
une modification des statuts type du Conseil d’état,
une instruction fiscale sur les donations temporaires
d’usufruits.
LA LOI RELATIVE AU MECENAT, AUX FONDATIONS ET
AUX ASSOCIATIONS
I - DONS DES PARTICULIERS
Dons déductible
de l’impôt sur le revenu
La réduction
d’impôt est portée pour tous
les organismes bénéficiaires à
66% du montant du don (les dispositions spécifiques
concernant l’aide aux personnes défavorisées
sont donc supprimées).
La limite de réduction d’impôt
est portée à 20% (au lieu de 10)
du revenu imposable avec possibilité de
report sur 5 années en cas de dépassement
du plafond de 20%.
Dons lors de successions
Pour la perception des droits
de mutation par décès, il est effectué
un abattement sur la part nette de tout héritier,
donataire ou légataire correspondant :
A la valeur des biens reçus du défunt
au jour du décès et remis par celui-ci
à une fondation reconnue d’utilité
publique répondant aux conditions fixées
au b du 1 de l’article 200 du code général
des impôts.
aux sommes versées par celui-ci à
une association reconnue d’utilité
publique.
Donation avec réserve
d’usufruit au bénéfice du
donateur
Les associations reconnues d’utilité
publique ne pouvaient recevoir de telles donations
- cette restriction est supprimée.
II - DONS DES ENTREPRISES
Les versements des entreprises
ouvrent dorénavant droit à une réduction
d’impôt (l’impôt sur les
sociétés ou sur le revenu) de 60%
du montant du versement (ils étaient précédemment
déductibles du résultat imposable
donc l’économie d’impôt
était de 33% maximum). En cas d’exercice
déficitaire, le crédit d’impôt
est reportable sur les 5 exercices ultérieurs.
Le plafond maximum des versements au titre du
mécénat est porté à
5 pour mille du chiffre d’affaires quel
que soit le statut de l’organisme bénéficiaire.
En cas de dépassement du plafond, le solde
est reportable sur les 5 exercices suivants le
versement.
Les salariés doivent être informés
de la politique de mécénat, de soutien
aux associations et fondations de l’entreprise.
III
- PUBLICATION DES COMPTES ET CONTROLE DE LA COUR
DES COMPTES
Publication des comptes
Tout organisme ouvrant droit
au bénéfice des donateurs à
un avantage fiscal au titre de l’impôt
sur le revenu ou de l’impôt sur les
sociétés doit assurer, dans des
conditions déterminées par décret
en Conseil d’Etat, la publicité par
tous moyens et la certification de ses comptes
annuels 2 au-dessus d’un montant de dons
de 153 000 € par an.
IV
- DISPOSITIONS SPECIFIQUES AUX FONDATIONS D’UTILITE
PUBLIQUE
L’abattement d’impôt
sur les sociétés est porté
à 50 000 € à compter du 01/01/03
au lieu de 15 000 €.
Possibilité de verser
la dotation initiale d’une fondation RUP
sur une période maximum de 10 ans, au lieu
de 5.
V
- DISPOSITIONS SPECIFIQUES POUR LE MECENAT CULTUREL
Possibilité pour les
organismes publics ou privés dont la gestion
est désintéressée ayant pour
objet principal l’organisation de festivals
culturels (œuvres dramatiques, lyriques,
musicales, chorégraphiques, cinématographiques
et de cirque) de recevoir des dons ouvrant droit
à la réduction d’impôt
pour les entreprises.
Sont admises en déduction
du résultat de l’exercice d’acquisition
et des quatre années suivantes, les sommes
correspondant au prix d’acquisition d’instruments
de musique. Pour bénéficier de la
déduction, l’entreprise doit s’engager
à prêter ces instruments à
titre gratuit à des interprètes
qui en font la demande.
MODIFICATION DES STATUTS
TYPE PAR LE CONSEIL D’ETAT
Le Conseil d’Etat
a modifié le statut type existant pour
lui donner des formes plus variées permettant
ainsi :
pour les fondations RUP d’avoir un Conseil
d’administration ou un Conseil de surveillance
et un directoire (cf. nouveaux statuts type adoptés
par le Conseil d’Etat).
De
créer des fondations à capital consomptible
( dont on ne peut se servir sans la détruire).
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